Le rapport à l’alimentation

Savons nous pourquoi nous mangeons ?

Pour donner de l’énergie à notre corps pour qu’il fonctionne correctement, soit.
Mais si c’était vraiment pour prendre soin de notre corps, si c’était pour le nourrir afin qu’il nous serve au mieux, nous n’aurions pas besoin de manger des gourmandises, de trop manger, de ne pas assez manger, de manger trop salé, trop sucré, de manière déséquilibrée…
Si c’était vraiment pour notre corps, alors nous choisirions les meilleurs aliments, les plus sains pour lui.
Est-ce vraiment le cas?

Vous pouvez répondre au sondage suivant
« Pourquoi mangez vous? » pour mieux vous connaître!

Pourquoi, comment, quand et ce que nous mangeons est

  • l’illustration d’une partie de nos croyances, et
  • un moyen d’exprimer et de gérer nos émotions.

Quand nous mangeons alors que nous n’avons pas faim, alors pour quelle autre raison pourrions-nous manger?!

L’alimentation dit beaucoup de chose de nous et de notre relation à la vie.
Voici quelques hypothèses et suggestions de raisons possibles: c’est un moment où on se retrouve souvent à plusieurs, c’est convivial; ça me fait plaisir; ça me rend joyeux et donne un peu de piment à un moment où je me sens un peu triste, démoralisé-e; je me sens materné-e; quand quelqu’un me prépare à manger, je me sens choyé-e; je me sens contrarié-e; je compense quelque chose; je ressens de l’humiliation alors je m’humilie moi-même; je veux me détruire; je me sens maître de moi quand je mange, je reprends mon pouvoir d’agir et de décider … et tout ce que notre histoire a pu produire..

Chaque type d’aliment est lié à une émotion, à un besoin. Voici quelques interprétations, à vous de faire votre tri et de voir ce que vous vivez:

Être attaché à

C’est-à-dire ne pas se sentir libre devant cet aliment, sentir qu’on en a besoin, être dépendant de cet aliment ou de cette manière de manger

  • manger du sucré peut exprimer un besoin de douceur
  • manger acide peut exprimer une volonté de me détruire et exprimer de la colère
  • manger énormément peut être une manière de combler mon vide intérieur, mon angoisse
  • manger jusqu’à l’indigestion peut vouloir empêcher la manifestation d’une émotion (comme une colère immense intérieure) pour éviter de la ressentir et de l’exprimer, pour la faire rentrer en soi et vouloir taire cette émotion
  • manger continuellement peut exprimer un besoin de sécurité, d’être en lien à quelque chose, de ne pas se sentir seul-e
  • manger des excitants (chocolat, café, thé, sucre raffiné…) peut exprimer le besoin d’être stimulé dans une vie où on s’endort un peu, qui ne nous permet pas de nous exprimer notre plein potentiel; ou manifester le stress qu’on vit intérieurement
  • manger de la viande rouge peut exprimer un besoin de se sentir fort
  • manger des céréales (pain, pâtes…) peut être un moyen de nous rassurer, de se sentir ancré
  • Etc…

ASTUCE: Vous pouvez vous-mêmes en faire l’expérience, en vous demandant quand vous êtes prêt à manger quelque chose: qu’est ce que j’exprime en faisant ça?

 

 

L’extérieur, miroir de mon intérieur

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Crédit Luc Viatour

Et si ce qui se passe dans ma vie, ce que je vis, était le miroir de ce qui se passe à l’intérieur de moi?

Nos croyances, qui fondent notre vision de nous-même et du monde, influencent

Lire la suite « L’extérieur, miroir de mon intérieur »

Appel à l’intériorité: quelle flamme brûle en vous?

Je vous lance un appel !

Savez-vous qui vous êtes? Savez vous qui vous êtes plus profondément que votre CV ou que l’historique des éléments et évènements marquants de votre vie?

Savez-vous pourquoi vous vivez? Pourquoi pour êtes là? Quel est le sens de votre vie? Quelle direction avez vous donné à votre vie?Lire la suite « Appel à l’intériorité: quelle flamme brûle en vous? »

Vivre sa colère sans violence

 

Voici l’exercice du tigre!
Tiré du livre « Vivre sa colère sans violence. La méthode du tigre » de C. Tal Schaller et J. Razanamahay

« Debout, les pieds légèrement écartés (à la verticale des hanches) imaginez que vous êtes un tigre dans la jungle, dressé face à un tronc d’arbre.

Lire la suite « Vivre sa colère sans violence »

L’origine de la violence

La violence nait à partir du moment où

  • je me sens moins bien que l’autre, je me donne moins de valeur qu’à un autre ou qu’aux autres en général, j’ai la croyance que je ne vaux pas autant qu’un autre ou que les autres, je n’ai pas autant de valeur humain que l’autre
  • je suis dévalorisée, l’autre me montre que je suis moins bien que lui, l’autre veut me le faire croire/me le fait croire…

La violence nait à partir du moment où je me sens -tout ou en partie- déshumanisé-e, par mon regard sur moi ou par le regard que porte quelqu’un ou les autres sur moi.Lire la suite « L’origine de la violence »

Tristesse

La tristesse est une des 4 émotions principales (avec la colère, la peur et la joie).

Elle exprime une insatisfaction, plus exactement une douleur, une peine. Elle se ressent lorsqu’on a un deuil à faire, lorsqu’on ressent un manque. Elle nous pousse vers le repli sur soi, vers l’intériorisation. Physiquement, on se recroqueville, on a envie d’être seul-e. On est dans l’inaction.

Le deuil de cet objet précieux à mes yeux qui est cassé, de la perte de mon travail auquel je tenais tant , de mon projet qui ne se réalise pas, du déménagement d’un-e ami-e dans un autre pays, de la fin d’une relation, de la mort d’un proche…

Les autres nous voyant ainsi, peuvent ressentir de l’empathie avec nous, avec la souffrance qu’on vit et venir nous apporter le soutien affectif dont on a besoin. Le film Vice-Versa l’explique très bien.

Lorsque la tristesse est vécue pleinement et qu’on accepte sa présence, elle permet de prendre soin de soi, de revenir à soi. Il est important d’écouter ce pourquoi on est triste, quel est le manque que je ressens, le vide qui est devant moi et en moi. Je peux me donner de la compassion pour ce que je vis. Je libère l’énergie bloquée en moi. Je comprends que ce qui me manque est et était important pour moi. Plus je suis triste, plus c’est important pour moi et constitutif de mon équilibre affectif.

La tristesse peut nous mettre dans situation de vulnérabilité. Et pour certains se mettre en situation de vulnérabilité les rend très en insécurité. Ils refusent alors de la ressentir et peuvent la renier. Et lorsqu’ils veulent exprimer leur insatisfaction d’être face à un manque, ils choisissent plutôt de l’exprimer sous forme de colère, contre l’autre, contre ce qu’il manque, contre l’objet du manque. Ils la refoulent et refusent d’aller voir à l’intérieur et préfèrent, pour leur sécurité, accuser l’extérieur (des personnes, les circonstances, le hasard…).

Exprimer sa tristesse pleinement, laisser libre court aux flots de nos larmes peut faire peur, car on ne sait pas où on va. C’est l’inconnu. Et c’est de cet inconnu que quelque chose va sortir et va nous permettre de nous réparer, de guérir ce manque. Je peux ensuite pas à pas plus sereinement combler ce manque de manière équilibrée et juste.

Par exemple, quand une relation amoureuse se termine, on peut ressentir un manque, un grand manque d’affection, d’amour, et du coup une grande tristesse. Si on ne s’autorise pas à vivre pleinement la tristesse, on peut par exemple fermer son cœur pour se protéger afin de ne pas revivre la situation ou recommencer une relation rapidement ou s’enfermer dans sa tête à ressasser le passé. Mais le deuil n’a pas été vécu.

Si on est rempli de tristesse longtemps, la déprime voire la dépression peuvent se manifester. Il est donc important de plonger pleinement dans la tristesse et de comprendre ce qui nous manque. Si on ne va pas visiter pleinement la tristesse et qu’on reste triste en surface, la douleur et le manque sont toujours en moi et ne peuvent pas se remplir à nouveau. Je ne peux pas guérir vraiment en profondeur.

Que faire quand on ressent de la tristesse ?

Je vous invite à libérer vos larmes, à libérer votre tristesse.
Si vous n’êtes pas habitué, on peut y aller petit à petit, libérer doucement les larmes retenues. Donnez vous le temps.

Si vous vous jugez ou vous interdisez de ressentir la tristesse, écoutez ces jugements ou ses interdits. Et autorisez vous. Donnez vous un cadre sécurisant pour le faire. prenez un gros coussin, mettez vous dans un endroit moelleux et confortable, au chaud avec les objets que vous aimez et connectez vous à cette tristesse.

C’est une force que d’aller au fond de soi voir ce qui s’y passe. Une très grande force.
Vous faites face à vos ténèbres et parts de vous que vous ne connaissez pas encore.
Au fond de vous, vous trouverez de grandes richesses.
Une grande libération.
Et enfin une grande joie peut renaitre.

La tristesse part, les nuages s’en vont.
Enfin la joie et le soleil sont de retour.
Ils n’avaient pas disparu, ils étaient juste cachés par les nuages.

La joie est au fond de vous, laissez lui de la place.
Libérez vous de cette tristesse qui vous encombre, exprimez là !
La vraie joie sans se forcer, sans faire semblant que tout va bien.
La vraie, la pure, la joie de l’enfant émerveillé et plein de vie!

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Emotions interdites

Il est possible de s’être coupé d’une ou de plusieurs de ses émotions.

Quelles en sont les raisons possibles ?

  • Dans notre modèle familial, cette émotion était non exprimée, interdite.
    « Je n’ai jamais vu mes parents pleurés. » Pierre
  • On m’a clairement dit que cette émotion ce n’était pas pour moi.
    « Les garçons, c’est costaud, ça ne pleure pas! »
    « Les garçons, c’est fort, ça n’est pas triste ! »
    « C’est pas beau les petites filles qui se mettent en colère. »
    « Arrête de sauter partout ! »
  • On s’est moqué de moi lorsque j’exprimais cette émotion.
    « Un jour dans la cour de récréation, un enfant qui courrait m’est rentré dedans, j’ai eu très mal. Je me suis mise à pleurer. Ça a été l’humiliation… Depuis, la tristesse, la douleur, je ne connais pas. »
  • L’expression de cette émotion est devenue trop dangereuse pour moi, du coup j’ai préféré m’en coupé.
    « Je ne pouvais pas avoir peur, mon père buvait, et il fallait lutter et être forte pour ne pas se faire taper. » Carole
  • J’ai décidé de m’en couper pour ma survie. C’était trop difficile pour moi d’affronter certaines choses vécues. Je n’étais pas prêt-e à les regarder en face et à les dépasser.
    « Le deuil de mon grand-père a été tellement insupportable, que j’ai effacé ce moment de ma mémoire. » Jacques
  • Il n’y avait pas de place, pas de lieu pour exprimer l’émotion que je vivais intensément.
    « Quand j’étais très en colère -hors de moi, je n’avais pas le droit de taper ma soeur, ni de crier, ni de casser quelque chose… On ne m’avait pas expliquer comment faire pour exprimer mon émotion forte sans violence, pour exprimer que ça n’allait pas du tout. Ne sachant pas comment faire ni n’ayant pas le droit d’exprimer selon mes modes d’expression connus, je me suis tue. J’ai tout gardé. J’ai gardé toute ma colère, mon insatisfaction et ma haine. Ça m’a détruit de l’intérieur. » Jeanne

Alors, j’ai coupé le sifflet à cette émotion et j’ai mis un couvercle. J’ai nié que je la ressentais. Je l’ai enterré, bien profondément, pour ne plus jamais qu’elle ne ressorte, que je la ressente. Sinon ça serait terrible pour moi.

Jusqu’à quand je garde le couvercle sur cette émotion interdite ?

Jusqu’à ce que ça devienne ingérable.
Jusqu’à une explosion: dépression, burn out, maladie grave, accident…

A ce moment là, la situation sera devenue tellement grave, que face à ma destruction et à moi-même, je pourrais à nouveau m’ouvrir.

Il est possible, qu’à ce moment-là, le gain soit plus fort à me confronter à ce à quoi j’avais fuit plutôt que de le fuir encore une fois et subir les conséquences de cette fuite.

Pour certains, rien ne vaudra le fait de mettre toute son énergie à l’enterrer, et à la nier plutôt qu’à l’amadouer et à la réintégrer.
Faire cela conduit à rester en guerre à l’intérieur de soi. 

La libération et la liberté intérieure nécessitent de passer par l’ouverture à cette émotion, doucement, en sécurité et avec beaucoup d’amour !

Pour ressentir pleinement et profondément la joie, il est nécessaire d’être en paix avec les autres émotions.


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Colère

La colère fait partie des 4 émotions principales (avec la joie, la tristesse et la peur). Elle exprime, comme la tristesse et la peur une insatisfaction. Des besoins ne sont pas satisfaits.

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Comme toutes les émotions, les animaux la ressentent aussi.

La colère dit : « Va t’en d’ici. Ici c’est chez moi, et tu n’as rien a y faire. Ne viens pas voir. Recule. »
Son but ultime est de se protéger, de se maintenir en vie, de sauver sa vie.

Elle permet de poser une limite, un interdit. On veut faire peur à l’autre pour ne pas qu’il vienne dans cette zone. Cette zone peut être physique (territoire, contact physique, espace vital pour respirer…) ou émotionnelle (intimité, vulnérabilité, blessures…).

C’est une émotion nécessaire et vraiment très utile.

La colère est souvent exprimée pour dire autre chose. Il se cache souvent de la tristesse ou de la peur non avouée, non acceptée. Alors on préfère se mettre en colère, refuser ce qui nous arrive, plutôt que d’exprimer l’émotion profonde qui est la peur ou la tristesse.

Quelques exemples

Si quelqu’un se moque de mon physique. Je peux me mettre en colère pour lui dire : « Ne vient pas me chercher sur ce sujet. » « Ne touche pas à ce sujet. » Et en fait, au fond d’elle, la personne est très triste d’avoir un physique qui ne lui plait pas, de ne pas aimer son apparence physique, de ne pas se sentir aimée, de se rejeter… Elle cache au fond d’elle une grande blessure, une grande tristesse, une grande solitude et un grand désamour de soi.

Si un enfant a un grand couteau dans la main, ou bien traverse la route sans regarder, je peux me mettre à crier, à être très en colère contre lui. Au fond de moi, c’est la peur qui m’a habité, que j’ai ressenti. La peur pour sa survie, la peur de la mort.

Revenons au premier exemple, d’une personne dont on se moque de son physique. Elle peut aussi avoir peur d’être humiliée en public, voire d’être rejetée, exclue du groupe. Appartenir à un groupe est vital pour les humains (la plus part). Si je suis exclu(e) du groupe auquel j’appartiens, je peux avoir très peur pour ma survie. Aujourd’hui dans la société occidentale, il n’est souvent plus nécessaire pour nos besoins alimentaires ou de survie physique d’appartenir à un groupe. Il est nécessaire en tous les cas pour notre survie affective et notre besoin de reconnaissance, qui sont deux besoins principaux et vitaux.

Pour aller plus loin…

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Ainsi, lorsque vous vous êtes mis en colère, demandez vous:

  • s’il n’y avait pas aussi de la peur, pour votre survie ou celle d’un autre, peur de la mort, peur du manque…
  • s’il n’y avait pas aussi de la tristesse, concernant une partie de vous que vous n’aimez pas assez, que vous n’acceptez pas assez…

Cela vous permet d’être en vérité avec vous-même de ce que vous avez vraiment ressenti et d’agir ensuite plus justement.

 


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Les 4 émotions principales

Les émotions de base sont au nombre de 4:

  • une émotion agréable: la joie,
  • trois émotions désagréables: la peur, la colère et la tristesse.

Les autres émotions sont des nuances de ces 4 émotions principales avec des intensités plus ou moins fortes.

Elles sont liées à notre corps, à notre côté animal. Elles nous servent à avoir des informations sur l’extérieur: est ce que la situation que je vis est bonne ou non pour moi?

Elles nous permettent donc de nous relier à nous-même, et ainsi de comprendre si quelque chose va ou ne va pas et si j’ai besoin de mettre en place une action, de changer la situation pour que ça aille bien. Si je ressens de la joie (agréable), cela signifie que des besoins sont comblés. Si je ressens une émotion désagréable, c’est que mon tableau de bord me signale qu’un besoin crie, hurle son insatisfaction, et qu’il demande à être pris en compte.

Par exemple, si je suis triste lorsque je quitte un ami que je ne vais pas revoir pendant longtemps, c’est que mes besoins d’amour, de lien, de partage manifestent leurs insatisfactions. J’ai besoin d’un temps (plus ou moins grand) pour faire le deuil de la séparation.

Les émotions sont notre lien direct avec notre être profond, notre moi intérieur, avec ce qu’on veut vraiment, avec notre vérité, notre vrai nature, ce que l’on pense vraiment.

Quand on les laisse s’exprimer et qu’on les accueille, les émotions ne durent pas longtemps. Quand on leur dit « Ok, j’ai bien entendu le message. Cette situation ne me convient pas ou me convient. » Elles passent à travers nous. Comme les enfants qui n’ont pas eu encore de barrière, d’interdit et qui peuvent passer d’une émotion à une autre en un clin d’œil! Ils sont libres de leur expression et ne s’y attardent pas.

Est-ce qu’il y a des conséquences à les bloquer ?

Oui, car il y a des conséquences à les bloquer car elles sont faites pour être entendues et non pas tues.

En reprenant l’exemple précédent, si je retiens ma tristesse et ne l’écoute pas, je vais bloquer ces signaux. Au lieu de prendre 30 secondes à 15 minutes de temps pour prendre conscience de cette tristesse, la prendre en compte et lui donner l’attention qu’elle demande, je vais être morose toute la journée sans vraiment savoir pourquoi, je vais en rêver la nuit…

L’émotion va me poursuivre, tant que je ne l’aurais pas prise en compte.

Les émotions s’expriment avec des degrés différents selon la puissance de ce qu’elles expriment.
Quand on ne comprend pas pourquoi on ressent une émotion forte à un moment où on ne s’y attendait pas, c’est qu’elles expriment des choses inconscientes.

Les écouter nous permet d’aller à la rencontre de nous-même. C’est un magnifique chemin que de s’accorder à soi, de pouvoir s’écouter et de prendre en compte nos besoins. Un véritable dialogue se crée entre notre conscient et notre inconscient, qui du coup devient de moins en moins inconscient puisqu’on en prend conscience !


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Le « tu » tue

Le tutu ? Non, le « tu » tue !

S’exprimer en utilisant « tu » tue l’autre.

Parce que derrière on l’accuse, on le rend responsable de quelque chose. On lui fait des reproches. On le dévalue. Il a fait quelque chose de mal. Il est responsable de m’avoir fait souffrir, d’avoir fait quelque chose. Je le juge.

Or, être jugé-e, ça peut blesser. Ça peut faire très mal. Ça peut détruire quelqu’un.

Alors comment, on fait? On ne peut plus s’exprimer? On ne doit rien dire?!

Astuce

On utilise le « je ». Je prends la responsabilité de ce que j’ai vécu dans une situation donnée. C’est moi qui ait été blessé. Pas quelqu’un d’autre. Une autre personne qui aurait pu vivre cette situation n’aurait pas forcément vécu la situation de la même manière. Je suis donc responsable de ce que je vis, de ce que je ressens et de comment je réagis face à ça.

Par exemple:

« Tu as fait une bêtise » devient « Je suis en colère que tu aies cassé cette assiette qui me tenait à cœur. J’en suis très triste. »

Tout est différent. Je m’exprime pleinement. Je dis profondément ce qu’il se passe. Je dis ce qui ne va pas. Et l’autre peut entendre ce que je lui dis, car je ne l’accuse pas. Il n’aura pas besoin de se protéger, de se défendre face à l’accusation que j’aurais pu lui faire et qu’il aurait surement pu le trouver injuste. On peut facilement imaginer la suite à « Tu as fait une bêtise. » : « Nan, mais c’est toi qui l’avait mal placée. », « Ok, alors je ne t’aide plus à ranger. »

Une fois qu’on a pris la responsabilité de son vécu et de ses réactions, il est souvent bien plus facile à l’autre de prendre sa responsabilité et d’assumer ses actes.

EXERCICE

Qu’est ce que je dis quand … ?

  • La cuisine/la chambre n’est pas rangée.
  • J’attends quelqu’un depuis 20 min.
  • J’espérais que mon/ma meilleur-e ami-e me souhaite mon anniversaire

Prendre conscience de sa valeur

On peut croire qu’il faut devenir célèbre, riche, avoir le poste de nos rêves dans la structure de nos rêves, être aimé-e du compagnon ou de la compagne pour avoir de la valeur.

Vous avez peut-être déjà atteint ce en quoi vous rêviez pour, enfin, avoir de la valeur.  Et finalement, cet objectif a été atteint, mais la valeur que vous vous donnez, l’image que vous avez de vous-même n’ont pas changé.

Votre besoin de valeur, d’être reconnu comme bien, hurle toujours! Il est insatiable…

En effet, vous avez essayé de combler ce manque de valeur par quelque chose d’extérieur à vous.

Mais votre manque de valeur existe à l’intérieur de vous, au plus profond de vous-même. C’est donc à l’intérieur de vous qu’il est nécessaire de gérer ça. C’est à vous, de vous rendre compte vous-même de votre valeur. C’est à vous de vous donner de la valeur. C’est à vous de prendre conscience de votre valeur. Même sans faire de grandes choses…

Vous avez de la valeur, rien que du fait que vous exister.

Astuces pour se rendre compte de sa valeur au quotidien

 

  • Écrire tous les soirs pendant 40 jours, trois choses dont vous êtes fiers-fières, que vous avez faites ou dites, et que vous valorisez. Ça peut être tout petit comme gagner une partie de votre jeu favori, ranger votre bureau, s’occuper d’un dossier qui traine depuis longtemps, passer du temps avec quelqu’un qui en avait besoin…
  • Listez les personnes qui sont importantes pour vous et les personnes pour qui vous pensez être importantes. Si vous hésitez, demandez-leur !