Le Bio 1/3 – « Bio »/ « non bio », quelles différences ?

Le sujet du « bio » et de comment est produite notre alimentation est très vaste. Mon ambition n’est pas ici dans faire le tour mais de faire une synthèse et de vous encourager à aller plus loin. Maintenant, il existe une multitude d’informations.
J’ai découpé la thématique en trois articles. Celui-ci est le premier article. Le deuxième est sur 
Le « bio », une arnaque ?, et le troisième sur Le vrai « bio » est en danger.
Voici le lien pour une liste de films documentaires qui ont approfondi les problématiques et les réflexions et qui ont rencontré des personnes pour trouvez des solutions.

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Quand on regarde de l’extérieur une pomme produite selon l’agriculture conventionnelle et une selon l’agriculture biologique, on pourrait croire qu’elles sont pareilles.

En réalité, de grandes différences les distinguent ! Par exemple, une pomme conventionnelle a reçu en moyenne 35 traitements avant d’arriver chez vous.

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Il existe de nombreuses manières de cultiver la terre : des immenses champs de centaines d’hectares sans arbres ni haies, où tout est électronisé et automatisé avec des drones, des avions et des machines autonomes jusqu’à la production locale manuelle prenant en compte tout l’écosystème et la biodiversité des cultures et des insectes, comme la permaculture.

Il est donc difficile de faire des généralités étant donné la diversité des manières de faire au sein de l’agriculture conventionnelle et au sein de l’agriculture biologique, sachant que par exemple certains petits paysans cultivent de manière conventionnelle mais « raisonnée » et ne sont pas comparables aux gros industriels, et sachant que des paysans cultivent de manière « bio » mais ne sont pas certifiés pour différentes raisons…

Cependant au vu de la loi, voici quelques critères qui différencient l’agriculture conventionnelle (A.C.) de l’agriculture biologique (A.B.) concernant :

  1. La culture des végétaux
  2. L’élevage des animaux
    Avec l’exemple des poules pondeuses
  3. La transformation des produits

1. La culture des végétaux

  • En A.B., quelques engrais minéraux sont autorisés mais en quantité limitée (contrairement à l’A.C.). L’azote minéral est interdit. Fumier, compost, extraits d’algues, copeaux de bois sont prioritaires. Les produits chimiques de synthèse sont interdits, seuls les engrais naturels sont autorisés.
  • Les intrants pour protéger la production : De même, seuls les pesticides naturels sont autorisés en A.B., soit 35 substances (423 substances en A.C.). Les herbicides sont interdits. Les rotations des cultures sont obligatoires. L’associations des cultures et les luttes biologiques sont privilégiées.
  • Le désherbage se fait en A.B. de manière manuelle, mécanique ou thermique. En A.C. le désherbage se fait de manière chimique la grande majorité du temps.
  • La production d’OGM est interdite en France, alors que l’Union Européenne autorise le maïs MON 810 de la société Monsanto.
    En revanche, la présence d’OGM dans les produits fabriqués (pour les hommes et les animaux) sont interdits dans l’A.B. alors que dans l’A.C., en 2014, 18 sojas, 65 maïs, 5 colzas OGM sont autorisés à l’importation pour consommation humaine et/ou animale, plus 11 types de cotons OGM. (Source : InfoOGM) sans compter les scandales où on a retrouvé des OGM interdits dans des produits (Source : Le Figaro).

Plus en détails :

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Source : Le PDF de l’Agence bio (Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique)

2. L’élevage des animaux

  • Pour l’alimentation des animaux : En A.B., les animaux sont nourris avec des aliments biologiques (et donc non OGM), contrairement dans l’A.C. où les protéines végétales ajoutées sont à 45% importées (notamment le soja) et dont une grande part est OGM. Le gavage est interdit (pas en A.C.).
    > En consommant de la viande conventionnelle, indirectement on mange des OGM.

« A l’origine, il y a la quête sans fin de rendements plus élevés : des poulets prêts à consommer en 50 jours au lieu de 150 dans les années 50, des vaches qui produisent 8 000 litres de lait par an au lieu de 2 000, des poules qui pondent 250 oeufs par an contre 130 dans les années 20… En un demi-siècle, les animaux de la ferme n’ont cessé de battre des records. Au coeur de cette évolution, les progrès de la génétique, bien sûr, mais aussi une alimentation calibrée, comme celle des athlètes de haut niveau, et dopée en protéines. Pour atteindre les meilleurs rendements, on fait consommer aux boeufs, en plus des céréales et du fourrage, 5 à 15 % de tourteaux, ces résidus solides riches en protéines obtenus après l’extraction de l’huile contenues dans les graines de soja, de tournesol ou de colza. Dans les systèmes intensifs de l’ouest de la France, ce taux atteint 25 % pour les vaches laitières. » Source : L’Express – l’Expansion

  • Pour les traitements vétérinaires des animaux : L’A.C. autorise l’utilisation des antibiotiques à titre préventif (sans que les animaux soient malades), curatif et métaphylactique (quand un animal du lot est infecté). Dans l’A.B., la priorité est de prévenir et de traiter par l’homéopathie ou à base de plantes et d’oligo-éléments. Dans les cas extrêmes, il est autorisé au maximum deux traitements allopathiques/animal/an (chimiques de synthèse ou d’antibiotiques) en situation curative et sous la responsabilité d’un vétérinaire. Les animaux dans l’élevage biologique sont donc infiniment moins traités aux antibiotiques.
    > Ainsi, on ne retrouve quasiment pas de traces d’antibiotiques dans la viande, les oeufs et le lait biologiques que nous mangeons nous.
  • Dans l’A.C., les hormones, les produits de synchronisation de chaleur et l’élevage hors-sol sont autorisés (contrairement dans l’A.B.). L’A.B. respecte le rythme de croissance des plantes et des animaux et oblige que les animaux aient de zones en plein air. Dans l’A.C. les animaux peuvent ne pas voir la lumière du jour de leur vie ! En Amérique du Nord, les hormones de croissance sont autorisées, pour faire grandir plus vite les animaux.

Plus en détails :

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Source : Le PDF de l’Agence bio (Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique)

Exemple : la vie des poules pondeuses selon le type d’agriculture

Les oeufs qu’on achète ont un code. Le premier numéro est le mode d’élevage (numérotés de 0 à 3) :oeuf-250x211

 

 

 

Une illustration pour montrer les distinctions 

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Une illustration plus poussée, avec plus de données

oeuf - la croix

Si vous n’avez jamais vu de photos de poules pondeuses en cage ou au sol (des oeufs numérotés 3 et 2 sur la coquille), en voilà quelque unes :

 

 

3. La fabrication des produits transformées

Sur plus de 600 additifs alimentaires autorisés en A.C., l’A.B. n’en autorise que 47, considérés a priori comme sûrs. Par exemple, le dioxyde titane (E171) et le dioxyde de silicium (E551) sont bannis de l’A.B., contenant des nanoparticules potentiellement dangereuses pour l’homme.

Seuls deux colorants sont autorisés en A.B. et ceux-ci sont naturels. Aucun édulcorant n’est utilisé, ce qui signifie ni aspartame (E951) ni acésulfame-K (E950). (Source : Natura-Science)

Les additifs, colorants… ont de très grandes conséquences sur la santé, notamment sur les troubles du comportement. Vous pouvez lire l’article que j’ai écrit sur Comment diminuer l’hyperactivité des enfants ?.

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Source : Le PDF de l’Agence bio (Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique)

Lire ici un article détaille très bien les objectifs de la filière biologique en terme environnemental, social et humanitaire et économique.

Aller + loin

ConscienceJoyeuse.comJe vous recommande de regarder des films documentaire très bien documentés sur comment est produit notre alimentation afin de mieux vous rendre compte par vous-même. Il est difficile d’imaginer comment tout cela est produit sans avoir vu de ses propres yeux comment cela était fait. Vous pouvez trouver une liste de 18 films dans cet article.

Il est important pour moi de mentionner que je n’accuse et ne juge aucun agriculteur-trice , paysan-ne dans cet article. Je suis informée des réalités de leurs souffrances, de leur emprisonnement face aux emprunts qu’ils ont fait pour s’industrialiser et se moderniser, de la difficulté de cette vocation, et également de la force de la manipulation des entreprises qui poussent à produire de la sorte pour leurs intérêts privés sans mentionner et/ou en dissimulant les informations qui auraient pu faire dire « non »… Tout mon courage à eux !


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