Stopper la boulimie et le contrôle de son poids !

Notre apparence physique est le reflet, notamment, des croyances que nous avons sur nous, sur le monde et de la manière dont nous gérons nos émotions.

Ancienne boulimique, j’ai fait un long chemin de guérison pour stabiliser mon alimentation et mon poids et arrêter de ne penser « qu’à la nourriture ». J’ai réussi à le faire grâce aux prises de conscience que je vais vous partager. En les partageant, j’espère que ça pourra vous aider et vous donner des pistes pour vous libérer du contrôle de votre alimentation et de ce poids psychologique énorme.

Dans la période de boulimie la plus difficile que j’ai traversé, l’alimentation était une de mes obsessions. J’avais envie de manger tout le temps. Je ne pensais qu’à ça. Le matin, ce qui me faisait plaisir était de penser à mon petit déjeuner. Ca me donnait la motivation pour me lever ! Je voulais me remplir, sachant que je n’arrivais jamais à ressentir la satiété.

Je me suis rendue compte que je mangeais rarement parce que j’avais physiquement faim. Mais plutôt parce que j’avais « émotionnellement » faim ! En mangeant, je posais un acte pour compenser quelque chose.

Le jour où tout a changé !

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Photo by Josh Boot on Unsplash

Je me souviens très bien de ce moment-là, où j’ai posé un acte pour la première fois qui a radicalement changé mes habitudes.

Ce jour-là j’étais dans la cuisine et je me suis dit : « ok, tu vas pouvoir manger tout ce que tu veux, même ce que tu t’interdis d’habitude, mais avant de faire ça, tu me dis quelle émotion tu exprimes en posant cet acte de ‘goinffrage’. »

A partir de cette phrase et promesse que je me suis faite, j’ai commencé à me guérir. Je n’ai pas toujours tenu cette promesse de conscientiser mes émotions avant de manger, mais dès que je le faisais, ça me libérait et je compensais moins. Et à force, petit à petit, la boulimie a disparu.

Ce qui m’a réellement soigné : le processus

La boulimie est un des symptômes de la guerre intérieure, cette fameuse guerre en soi qui fait de grands dégâts. C’est-à-dire qu’il y a une partie de nous qui veut quelque chose et l’autre n’est pas d’accord. Alors inconsciemment, en nous, c’est la guerre.

ange démon

Le conflit intérieur qui s’exprimait avec mes comportements boulimiques, c’était la guerre entre deux parties de moi : 1: « je veux me remplir » et 2: « je ne veux pas me remplir ».

Ce qui soigne réellement et pour toujours la boulimie, comme toutes les autres désordres qu’on a dans son corps, c’est de conscientiser ce qu’il se passe en soi et faire la paix en soi.

Si la boulimie, ou les autres symptômes reviennent, c’est que vous avez réussi à passer un premier niveau de conscience et de paix et qu’il reste encore des mécanismes à conscientiser et à pacifier plus profondément. Pour un sujet aussi viscéral et ancré que peut être la boulimie, il est souvent nécessaire de faire le processus de conscientisation et pacification plusieurs fois.

Voici les étapes décortiquées que j’ai faite pour faire la paix en moi. Votre situation a sûrement, des similitudes et en même temps des différences. A vous de l’adapter à votre propre situation et à ce que vous ressentez.

Le conflit que j’avais était d’un côté « Je veux me remplir » qui est la première pulsion que j’avais et de l’autre côté « Je ne veux pas me remplir » qui est la pulsion qui vient après la première, qui vient la contrebalancer.

Veuillez lire le processus en entier pour bien comprendre le mécanisme. 

A. J’écoute la première pulsion : « Je veux me remplir. »

  1. Je conscientise que j’ai un ou plusieurs interdits.
    Dans mon cas : l’interdit de manger dès que je le voulais et ce que je voulais + l’interdit de grossir. Cette peur de grossir a conduit à ce contrôle de moi et à ces pensées obsédantes pour surveiller mon poids.
    Ainsi je fais la démarche de me libérer du jugement des autres et que j’ai sur moi sur les schémas des corps parfaits inculqués dans notre société.
  2. Je m’autorise ces interdits.
    Je lâche consciemment ces croyances qui font que je m’interdis ce comportement alors j’ai très envie de le faire. C’est seulement en sautant le pas de l’acceptation que je vais pouvoir évoluer et sortir de cette infernale obsession.
    Dans mon cas : je m’autorise à manger tant que je veux et ce que je veux. Pleinement. A 100%.
    Je me rends compte que je ne suis pas morte d’avoir transpercé l’interdit !
  3. Quelles sensations physiques et émotions agréables et désagréables cela m’a procuré ?
    Plaisir, joie, soulagement, détente, rassasiement, jouissance, puissance…?
    Lourdeur, mal au ventre, nausées, migraine, fatigue, dégoût, gonflement, ballonnement, colère, tristesse, angoisse… ?

B. J’écoute la deuxième pulsion: « Je ne veux pas me remplir. »

  1. Pourquoi je ne veux pas me remplir ? Qu’est ce que je ressens quand je dis cette phrase?
    Pour moi, je ressens de la peine lorsque je vois que je ne prends pas soin de mon corps, que je n’écoute pas ses envies et ses besoins à lui, que je n’en fais qu’à ma tête et que je lui fais subir mes états émotionnels.
    J’aime me sentir légère et souple dans mon corps.
    Je me sens rassurée quand je le sais en bonne santé.
  2. Quel est mon besoin dans ce cas-là « Je ne veux pas me remplir » ?
    Dans mon cas, j’ai pris conscience que j’ai aussi besoin de respecter mon corps, de le valoriser, d’en prendre soin, de l’aimer.

C. La réconciliation entre les deux pulsions.

  1. Je sais maintenant que c’est très important pour moi d’en même temps,
    1. exprimer ce que j’ai à exprimer, de me sentir libre et sans contrainte, et aussi de
    2. m’assurer que je prends soin de mon corps.
  2. Quelle stratégie je peux mettre en place pour répondre à ces deux parties de moi, à ces deux besoins ?
    Pour moi, c’est là où je me suis dit : « tu vas pouvoir manger tout ce que tu veux, même ce que tu t’interdis d’habitude, mais avant de faire ça, tu me dis quelle émotion tu exprimes en posant cet acte de ‘goinfrage’. » Les 2 parties se sentaient entendues.
  3. Grâce à cela, grâce au fait de m’autoriser en conscience, de nombreuses fois, j’ai écouté l’émotion profondément, elle s’est sentie entendue et ensuite je n’avais plus besoin de manger. Et c’est là où je suis sortie du cercle vicieux.

escalier spirale cercle sans fin

Les avancées et les étapes que j’ai vécu au fur et à mesure

De manière chronologique:

  • manger beaucoup et me resservir très souvent vu que je me le suis autorisée,
  • grossir,
  • m’arrêter avant de manger, conscientiser mon émotion puis manger,
  • conscientiser mon émotion et ne plus avoir envie de manger,
  • apprendre à exprimer et décharger mes émotions autrement que sur la nourriture,
  • penser de moins en moins en avance au temps des repas,
  • me sentir rassasiée alors qu’avant je ne me sentais jamais rassasiée,
  • me resservir seulement de temps en temps,
  • ne plus être accro et à crans lors des buffets,
  • maigrir naturellement (sans le faire exprès, sans en avoir la volonté),
  • écouter ce dont mon corps et mes émotions ont besoin,
  • retrouver mon poids naturel dans lequel je me sens bien,
  • manger gras quand mon corps en a envie & besoin et savoir naturellement sans me forcer ni m’y attacher faire diète ensuite si mon corps en a envie,
  • ne plus me contrôler et ne plus penser une seconde à mon poids.

Ceci n’est pas linéaire. A certaines périodes, j’ai eu l’impression que j’étais guérie car je ne faisais plus d’actes boulimiques et à certaines périodes j’en refaisais beaucoup. L’important dans tout ça, c’est que même si ça faisait encore le yoyo, les oscillations étaient de plus en plus petites, jusqu’à ne plus exister. Aujourd’hui, j’ai des difficultés à croire possible que pendant toute une période j’ai été ainsi !
Parfois je compense par un paquet de gâteaux, consciemment. Et je le fais avec le maximum d’amour pour moi et ces cookies ! 🙂

Que cherches-tu à exprimer quand tu veux manger ?

A l’injonction : « Dis moi d’abord ce que tu cherches à exprimer en mangeant et ensuite tu pourras manger ! », voici ce dont je ou des personnes que j’accompagne ont répondu :

  • Compenser la frustration et le manque de plaisir qu’on a à vivre sur Terre,
  • Compenser le manque de plaisir qu’on a dans sa vie, de la frustration de comment se déroule sa vie et/ou ses projets,
  • Goûter à la toute puissance et à la jouissance quand on transgresse l’interdit de manger certains aliments qu’on s’était interdit,
  • Exprimer la colère et la haine qu’on a,
  • Combler l’angoisse qu’on vis face au vide existentiel de la vie, face aux questions sans réponse,
  • Faire passer le temps, s’occuper, se stimuler,
  • Combler le manque d’amour {surtout pour les aliments sucrés},
  • Faire face à la peine et l’angoisse de la solitude,
  • Se punir d’actes dont on s’en veut {lorsqu’on mange des aliments acides, trop gras…),
  • Poser des actes pour montrer à quel point on se déteste et veut se détruire,
  • Poser un acte pour se sentir vivant et avoir le sentiment d’agir dans sa vie, d’avoir du pouvoir dans sa vie…

L’acte de manger est donc une tentation de 

  • de remplir les vides d’amour, de douceur, de compassion, d’attention,
  • de remplir les vides existentiels,
  • de ressentir du plaisir,
  • de se sentir vivant,
  • de se détruire…

et vousEt vous, que cherchez vous à exprimer ?

Quelques astuces ‘naturo’ !

  • Mangez seulement ce qui vous fait envie, ce qui vous plait,
    • Essayez des nouveaux aliments, tentez de nouvelles recettes saines et délicieuses,
    • Prenez du plaisir à préparer et à réjouir vos yeux : La présentation fait beaucoup, pas besoin d’y passer la nuit : décorez vos plats par des graines (sésame/lin/tournesol/courge) et des fines herbes, dans une belle assiette ou un beau bol, en jouant avec les couleurs des aliments > faites en une oeuvre d’art !
  • Déchargez votre émotion avant de manger sur une feuille, dans un coussin, en appelant quelqu’un, en faisant 3 tours de pâté de maison en courant…
    • Demandez vous : Est-ce que si je mange ça maintenant, c’est avec amour pour moi et mon corps ?
  • Faites vous tester pour savoir si vous n’avez pas une ou des intolérances alimentaires. Quand je mangeais du blé et des produits laitiers, je devenais à crocs, ça m’excitait, et ne pouvais m’empêcher d’en manger beaucoup alors que ça ne me rassasiait pas : je me suis fais dépister intolérante aux deux ! Ca a été un gros effort de les arrêter tellement il y en a partout, mais ça m’a énormément aidé à faire disparaitre ces yoyos alimentaires.
  • Quand vous prenez des gourmandises, soyez à 100% présent quand vous le mangez, à sentir tous les parfums et textures dans votre bouche, à ressentir intensément la joie que vous vous accordez en mangeant cela…
  • Manger des aliments non raffinés (sucre et céréales complètes) et à index glycémique bas.
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Photo by Brooke Lark on Unsplash

 


Pour information, il existe l’association Anorexiques – Boulimiques Anonymes qui utilisent la méthode des Alcooliques Anonymes pour se rétablir. Pour les contacter : +33 6 34 32 93 81 et sur abaipfrance.free.fr.


Les renseignements contenus sur cette page sont fournis à titre d’information seulement. Ce sont des pistes d’introspection liées à mon expérience propre et à celles des personnes que j’accompagne. Consultez toujours un professionnel de la santé avant de prendre ou de cesser un médicament ou de prendre toute autre décision en cette matière. Conscience Joyeuse et sa rédactrice n’engagent leur responsabilité d’aucune façon en rendant disponible cette information sur ce site Internet.

Je vous recommande fortement de vous faire accompagner si vous souhaitez vous lancer dans cette aventure libératrice, pour vous aider à libérer les croyances, les interdits et à en savoir plus sur mieux se nourrir.


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Vous pouvez lire les articles de la catégorie des émotions et de la communication pour vous aider si besoin. Vous pouvez me contacter si vous avez besoin d’aide pour formuler ce que vous voulez partager.
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